Une semaine après Quentin Othon, c'est Morgan Schneiderlin qui a fêté, samedi face à Metz, sa première apparition en Ligue 1. A dix-huit ans, cet Alsacien né à Zettwiller et issu du Centre de Formation a pris le pouls du haut-niveau. Appelé dans le groupe à treize reprises avant d'être titularisé, Schneiderlin explique qu'il était prêt pour ce rendez-vous.
Et qu'il espère en vivre d'autres prochainement.
- Comment analyses-tu ta prestation de samedi ?
- Pour ma première en Ligue 1, je crois n'avoir pas fait un mauvais début. Je me suis attaché à ne pas trop en faire, à jouer juste. Avec le temps, je me libérerais plus.
- As-tu l'impression d'avoir été mieux en jambe en seconde période ?
- A la mi-temps, on m'a conseillé de prendre plus d'initiatives, de saisir les opportunités offensives qui se présentaient. C'est ce que j'ai essayé de faire. Il est juste dommage de ne pas avoir pu concrétiser les occasions.
« Je ne me suis pas posé de questions »
- La défaite pour tes débuts a-t-elle atténué ta joie ?
- C'a été une grosse déception pour moi, mais surtout pour toute l'équipe. Elle a fait beaucoup de mal. Perdre lors d'un derby ne fait jamais plaisir. D'autant que là, nous aurions pu regarder vers le haut du classement. Au lieu de ça, on regarde toujours vers le bas.
- Comment as-tu appris ta titularisation ?
- Jeudi, lors de la mise en place, le coach est venu me parler. Il m'a dit que ça se jouerait entre Mamadou Bah et moi. Le lendemain, il m'a annoncé que je serai aligné d'entrée de jeu. C'était une grosse fierté. J'y ai forcément pensé durant la journée du vendredi mais samedi, j'étais dans mon match. Je ne me suis pas posé de questions. J'étais prêt.
« Des choses à corriger »
- Es-tu content de ce que tu as pu montrer, samedi ?
- Pour une première en Ligue 1, je ne m'attendais pas à marquer quatre buts. Je me suis attaché à remplir le rôle que le coach m'avait confié. J'ai essayé de bien faire les choses. Je pense qu'il y a encore des choses à corriger dans mon jeu, je dois d'ailleurs en parler avec le coach cette semaine.
- Ces deux dernières semaines, les portes de l'équipe pro se sont ouvertes pour les jeunes.
- Oui, et je ne crois pas que ce soit un hasard. Depuis le début de la saison, on travaille bien et on réalise de bons matches en CFA. Ces dernières semaines, nous avons profité des absences et des suspensions des uns et des autres pour nous montrer. Mais, si Quentin et moi avons pu jouer en L1, il y a d'autres jeunes qui poussent derrière. Il faut continuer à travailler comme on le fait.
« L'exemple, c'est Steven Gerrard »
- Le fait d'évoluer à la Meinau pour ta première en L1 a-t-il changé quelque chose dans ton -approche du match ?
- Non, même si quand je suis rentré sur la pelouse avant le coup d'envoi, j'ai eu de grosses pensées pour toute ma famille qui m'a toujours soutenu. Une fois le match parti, j'étais dans le truc, je n'ai même pas entendu les chants des supporters. Après le match, j'ai été content d'avoir fêté ma première mais en ayant conscience qu'il y avait des choses à améliorer.
- Quels sont les aspects de ton jeu que tu dois améliorer, justement ?
- Il y a d'abord mon jeu de tête offensif. Ensuite, le coach m'en parle souvent, je dois être plus agressif dans l'impact physique. Mon modèle, c'est Steven Gerrard, c'est un joueur qui a tout. Il a tout prouvé et il se donne toujours autant sur un terrain, quelque soit l'enjeu. C'est un exemple à suivre