Yacine Abdessadki, le milieu de terrain strasbourgeois, refuse de céder à la panique alors que le Racing apparaît en difficulté. Sans esquiver la critique, il exprime sa foi dans le groupe auquel il appartient.
- Le Racing apparaît en danger. La relégation se rapproche après ses deux défaites d'affilée. L'échec face à Sochaux, samedi, n'est-il pas extrêmement difficile à digérer ?
- On a connu notre véritable premier faux pas samedi. J'ai le sentiment que l'on dispose d'un gros potentiel, mais que l'on souffre de quelques lacunes. On a du mal à rester constant, mais il n'y a rien de dramatique. On connaît l'objectif, on était préparé à connaître des coups de mou. On ne s'est jamais vu trop beau.
- On parle d'une faiblesse liée à l'inexpérience. En regardant l'effectif, on se rend compte que la majorité des joueurs connaissent la L 1. N'êtes-vous pas en train de chercher de fausses excuses ?
- Les joueurs ont surtout forgé leur expérience dans des clubs différents. Il faut mettre nos acquis individuels dans un collectif. Cette année, on se met tous au service du groupe pour décrocher le maintien. On s'entraîne bien, on travaille dur pour aller dans le même sens.
« Psychologiquement
prêt à lutter »
- D'un point de vue individuel, quel regard portez-vous sur votre saison et sur votre rôle ?
- Je ne fuis pas mes responsabilités, j'ai l'habitude de revoir mes matches et je parviens à être objectif sur mes productions. Psychologiquement et physiquement, je suis dans les meilleures dispositions. Après, je me retrouve dans un collectif. Il y a un manque d'automatismes par rapport à certains joueurs en attaque.
Et j'ai un rôle sur le terrain. Fondamentalement, je ne peux pas être passeur, récupérateur et buteur en même temps. Je dissémine peut-être moins de passes décisives que dans le passé, mais je participe au travail défensif. Parfois, je me retrouve dans la surface. Face à Sochaux, en terme d'occasions, j'aurais dû faire du 100% pour faire pencher la balance. Je me retrouve souvent 2e attaquant. Mais si je sens que l'équipe en a besoin, je préfère redescendre.
- Vous évoquez des difficultés collectives alors que vous évoluez depuis près de sept mois ensemble. N'est-ce pas surprenant ?
- On n'est pas irréprochable, c'est sûr. Mais d'un autre côté, le foot n'est pas une science exacte. Il suffit qu'un ou deux joueurs soient moins bien et tout le monde doit se remettre en question. Il y a un équilibre à trouver. Face à Sochaux, on a évolué avec 3 attaquants et on l'a payé en rencontrant des problèmes défensifs.
On manque aussi parfois de confiance en nous. Mais il ne s'agit pas de tout remettre en cause en raison de deux défaites. On a montré de la force mentale devant des situations critiques qui n'ont d'ailleurs jamais été... très critiques. On est dans les temps et on est psychologiquement prêt à lutter.