Prêté depuis le début de la saison à La Berrichonne de Châteauroux (L2), Ali Mathlouthi a trouvé le temps de jeu qu'il lui fallait pour totalement éclore. Pour l'heure, son bilan chiffré est de 16 matches disputés (10 titularisations), 4 buts et 3 passes décisives. Le jeune attaquant, 20 ans, assure que ce prêt lui est bénéfique et qu'il reviendra plus fort l'été prochain en Alsace.
Car, la saison prochaine, il entend bien montrer les progrès accomplis.
- Peux-tu nous faire le point sur la situation sportive de la Berrichonne et sur ta situation personnelle au sein du groupe ?
- Au niveau du Club, c'est difficile car nos résultats sont en dent de scie. A la base, l'objectif était de se mêler à la lutte pour la montée et, aujourd'hui, nous luttons pour le maintien en L2. Il y a quinze jours, nous avons changé d'entraîneur, Cédric Daury a été remplacé par Christian Sarramagna. Il y a trois matches importants qui arrivent (Niort, Guingamp et Boulogne-sur-Mer). Il faudra les gagner pour respirer au classement et s'éloigner de la zone dangereuse. Quant à moi, au début, c'est vrai, c'était difficile car on m'a fait évoluer à un nouveau poste, milieu droit. J'ai dû prendre de nouveaux repères et m'adapter à mes nouveaux coéquipiers. Il a aussi fallu s'adapter à la ville. En début de saison, j'étais sur le banc et j'entrais en fin de match. Un peu comme la saison dernière au Racing. Ensuite, il y a eu des blessés, l'entraîneur m'a aligné sur la droite puis, un jour, il m'a essayé en tant qu'attaquant. Ce soir-là, j'ai marqué. Depuis, j'enchaîne les matches et les titularisations depuis décembre. J'en profite pour marquer ou faire marquer. C'est ce que j'attendais.
- Trouves-tu dans ce prêt ce que tu espérais ?
- Oui, même si, comme je l'ai dit, au début c'était très dur. Je me posais des questions. Franchement, être joker en Ligue 2 était dur à admettre. A la limite, je me disais qu'il valait mieux rester au Racing dans le même rôle, mais en Ligue 1. Depuis, la situation a évolué.
« A 20 ans, c'est mieux d'être titulaire en L2 »
- Tu as inscrit 4 buts, délivré 3 passes décisives. Ce bilan chiffré te convient-il ?
- Il ne faut pas oublier les quelques penalties que j'ai provoqués aussi. Je ne cache pas que j'espérais marquer un peu plus. Mais mon temps de jeu n'est pas si énorme. D'ailleurs, je pense même que mon ratio temps de jeu/ buts marqués est plutôt correct. En tout cas, avec quatre buts, je suis le meilleur réalisateur de l'équipe.
- Ce prêt est-il bénéfique pour toi ?
- Oui, il est très intéressant. A mon âge, c'est mieux d'être titulaire en Ligue 2 que de faire du banc en Ligue 1. Et puis, j'avais besoin de temps de jeu.
« J'ai pris conscience de la chance d'appartenir au Racing »
- En attaque, il existe une grosse concurrence à Châteauroux. Comment la vis-tu ?
- De manière positive. Je ne me prends pas la tête. Au contraire, cela m'oblige à me battre et à progresser pour gagner ma place le vendredi soir.
- As-tu le sentiment d'avoir progressé dans ton jeu ?
- Cette saison en Ligue 2 m'a permis de progresser à plusieurs niveaux. Déjà, j'ai pris conscience de la chance d'appartenir au Racing. Franchement, c'est en partant qu'on se rend compte qu'on est bien à Strasbourg et qu'il y a tout pour faire des choses intéressantes et progresser. La Ligue 2, on l'a vu la saison dernière, n'est pas vraiment un championnat relevé tactiquement. Par contre, moi, j'ai progressé physiquement, un secteur où j'avais du mal les saisons passées. J'ai beaucoup travaillé cet aspect cette saison. Dans le jeu dos au but, je pense aussi avoir progressé. C'est ce qu'il fallait, je crois.
- Suis-tu les résultats du Racing ?
- Oui, bien sûr. Je regarde tous les matches sur mon petit écran. Je lis les journaux sur Internet. Le Racing est mon Club quand même. Je suis assez pressé de revenir. Dès la reprise, la saison prochaine, je vais me battre pour faire partie des joueurs sur qui le coach s'appuiera. J'ai envie de franchir un nouveau palier. Je suis prêt !